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    L’acrylique, qu’est-ce que c’est ? Des pigments (identiques à ceux qui composent l’aquarelle ou la peinture à l’huile) agglutinés dans une résine synthétique.

     

    1. Carte d’identité

    Couleur acrylique 1

    Les couleurs acryliques ont une consistance onctueuse, donc le coup de pinceau reste bien visible. Vous pouvez aussi mélanger la peinture avec de l’eau, ou avec des médiums appropriés afin de travailler de façon plus liquide ou transparente. Peu salissantes, ces couleurs dégagent une odeur agréable. 

    Autre atout : elles sèchent très rapidement.

     

    Sur les tubes et les flacons, vous trouvez les indications suivantes : le nom de la couleur, la contenance, le code du pigment utilisé, le type d’agglutinant synthétique et certaines caractéristiques comme la solidité, la transparence ou la permanence de la peinture.

     

    2. Fines ou extra-fines ?

    Comme la plupart des peintures, l’acrylique est proposée sous deux formules.

    • Les couleurs fines contiennent moins de pigments purs. Plus économiques, elles n’en sont pas moins de très bonne qualité (les teintes sont cependant moins intenses) ! Vous souhaitez vous initier ? Adoptez-les, elles sont faites pour vous !

    • Les couleurs extra-fines, plus riches en pigments précieux, sont destinées en général aux amateurs confirmés et aux professionnels. Elles sont légèrement plus liquides que les peintures fines ; le choix de teintes est moins large.

     

    Pour les débutants

    Pas de panique, les fabricants de couleurs vous proposent des sets prêts à l’emploi : blanc, noir, trois couleurs primaires et vert. Commencez avec cette base et apprenez à mélanger les couleurs pour obtenir celles dont vous avez besoin. Au fur et à mesure des expériences, complétez votre assortiment !


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    1. La palette

    Choisissez-la exclusivement parmi des modèles en matériaux non poreux : plastique, porcelaine, verre ou papier acrylique.

    Matériel Acrylique 1

    • Votre palette improvisée : une vieille assiette en porcelaine, une plaque de verre épais (veillez à recouvrir les bords de ruban adhésif pour ne pas vous couper) ou un carreau de céramique (demandez un échantillon dans un magasin de bricolage).
    • Le papier palette : un bloc de papier, sur lequel vous préparez vos mélanges. Votre séance terminée, vous n’avez plus qu’à détacher et à jeter la feuille usagée.

     

    2. Le chevalet

    Matériel Acrylique 2

    Chevalet d’atelier, chevalet d’étude ou chevalet de table : lequel choisir ? Tout dépend de vos habitudes !

    • Vous peignez plutôt sur grand ou petit format ?
    • Vous préférez travailler debout ou assis ?
    • Disposez-vous de suffisamment d’espace ?
       

    Réponses :

    • Les chevalets d’atelier mesurent jusqu’à 1,80 m. Il est possible d’en régler la hauteur et l’inclinaison. Idéal pour ceux qui disposent d’un atelier ou d’une pièce dédiée à leur passion et apprécient de travailler sur des grands formats.
    • Les chevalets de table ne dépassent pas 60 cm. Pratiques si vous manquez d’espace.
    • Les chevalets d’étude sont destinés aux amoureux du plein air : légers (2,5 kg), ils possèdent des pieds télescopiques réglables. Leur plus grand défaut : ils ont tendance à manquer de stabilité.

     

    3. Les pinceaux

    Ce sont les mêmes que ceux utilisés en peinture à l’huile. Le mieux est de vous constituer un assortiment de pinceaux de touffes de formes différentes : vous pourrez jouer avec les touches, les effets de matière et les tracés !

    Pensez votre assortiment de pinceaux en fonction de l’usage que vous voulez en faire :

    Pinceau 1

    Les Pinceaux pour fond

    Ils servent à poser les grandes masses colorées de votre tableau. Pour ce faire, on utilisera un spalter ou de larges pinceaux.

    Pinceau 2

    Les Pinceaux pour Motif

    Utilisé pour la pose du sujet, on se servira idéalement de pinceaux plats. Leur taille dépendra de la finesse de votre sujet et de la dimension de votre support.

     

    Pinceau 3

    Les Pinceaux pour Détail

     Pour cela, on utilisera les pinceaux ronds ou en pointe. Nerveux et précis, ils permettent d'apporter la finesse qui finalisera votre œuvre.

     

     

    Les classiques

    • La brosse universelle : avec sa touffe plate large de 2,5 cm, elle a une forte capacité à retenir la couleur diluée. Votre outil de prédilection pour poser les lavis.

    • La brosse plate : avec ses poils raides et courts, elle est pratique pour appliquer la peinture par petites touches pâteuses.

    • Le pinceau rond effilé : chargez-le bien en couleur et vous tracerez, sans interruption, de longues et harmonieuses lignes de couleur.
       

    Les originaux

    • La brosse en éventail à poils durs : pour varier les effets avec une couleur peu diluée. Vous excellerez dans la représentation de feuillages délicats.

    • La brosse en éventail Kolinski : plus épaisse que la précédente, elle absorbe une plus grande quantité de couleur. Idéal pour peindre des détails de la composition avec précision : cheveux, feuillages, reflets sur l’eau…

    • La brosse en langue de chat : pour traiter tous les contours arrondis, appliquer des aplats ou des glacis.

    • La pointe extra-fine : irremplaçable pour traiter détails et finitions.

    • La brosse à pochoir : pour réaliser des frottis.

     

    Une question de taille

    Les tailles de pinceaux peuvent varier d’un fabricant à un autre. Ils sont classés du plus fin au plus épais, du N°0 au N°24, les brosses ont un classement différent selon la largeur. Chaque fabricant a sa spécificité, les épaisseurs et longueurs d’un même numéro peuvent varier.

     

    Poils naturels ou synthétiques ?

    Une suggestion : rien ne sert de se forcer à choisir… Combinez les deux !

    Poils naturels

    Les poils naturels

    • Les poils de martre retiennent bien la peinture, pour une application facile et fluide. Un bémol : leur coût. Il vous faudra les entretenir avec amour.

    • Les soies de porc : à l’origine, ces pinceaux sont destinés à la peinture à l’huile. Vous les apprécierez pour leur robustesse, au moment d’appliquer des empâtements par exemple.

     

    Les fibres synthétiques

    Ces pinceaux concurrencent très honorablement ceux en poils naturels.

    • Vous les trouvez dans des tailles et des formes différentes.

    • Vous les nettoyez très facilement.

    • Ils résistent à une utilisation vigoureuse (empâtements, ajouts de charges).

    •  Dernier atout : ils sont moins chers !

     

    Petite anatomie du pinceau

    Pinceau 4

    Un pinceau est constitué des éléments suivants :


    A. Poils : fibres synthétiques ou poils naturels, ils doivent garder leur forme même mouillés.
    B. Touffe : elle absorbe la peinture et la libère progressivement.
    C. Racine : c’est la zone où sont insérées les fibres dans la virole.
    D. Virole : véritable collier métallique, elle maintient le manche et les poils.
    E. Manche : protégé par un vernis, il mentionne généralement le nom du fabricant, la gamme, la taille et la fibre sélectionnée.

     

    4. Et les couteaux…

    La peinture acrylique vous permet de peindre au couteau. Le couteau à peindre, avec sa lame angulaire à bout pointu ou arrondi, est utilisé pour appliquer des touches de peinture sur le support. Le couteau à palette possède une lame droite et arrondie pour mélanger les couleurs sur la palette.

     

    5. Et aussi…

    • Un crayon à papier ou un fusain pour l’esquisse.

    • Une éponge, un chiffon doux, un rouleau d’essuie-tout, de l’eau.

     

    6. Les médiums

    L’acrylique, d’infinies possibilités plastiques… surtout si vous la travaillez avec des médiums. Allez, essayez-les !

    •  Le médium pour glacis : laiteux au sortir du tube, il devient transparent en séchant. Vous pouvez :

     - l’appliquer au pinceau sur une surface déjà peinte pour créer l’effet d’un voile ;
     - le mélanger à la couleur pour renforcer sa transparence et créer des glacis.

    Médium

    • Le médium acrylique en gel : plus épais que le précédent, il rend les couleurs plus transparentes. Vous obtiendrez des empâtements riches et très denses. Atout indéniable : il sèche très vite !

    • Le médium en pâte acrylique : c’est le médium le plus épais. Diluez-le à l’eau, ses propriétés adhésives demeurent. Il est utilisé pour les empâtements très lourds.

    • Les retardateurs : liquides ou gélifiés, ils permettent de ralentir le temps de séchage de la peinture. Utilisez le gel pour créer des effets de texture par impression ou par empâtements.

     

    7. Les vernis

    Pour protéger votre œuvre une fois sèche, pensez à la vernir.

    • Pour les petits formats, préférez un vernis acrylique brillant : il résiste à l’eau et aux éraflures. Il fait merveilleusement ressortir l’éclat des couleurs.

    • Pour les grands formats, choisissez un vernis acrylique mat : car une grande surface brillante réfléchira la lumière de manière inégale.

    Votre Vernis « sur mesure »

    On peut mélanger les vernis mat et brillant de mêmes types entre eux dans toutes les proportions jusqu'à obtention du degré de brillance souhaité.

    Vernis

    Les remarquables propriétés adhésives de la peinture acrylique vous permettent de modifier sa texture et son aspect. Jouez les apprentis sorciers en lui ajoutant toutes sortes de charges. Pâtes acryliques prêtes à l’emploi ou mélanges maison : lancez-vous !

    • Le marbre en grains : en différentes épaisseurs, de la poudre fine au sable à gros grains. C’est une charge lourde : vous devez la mélanger avec une dose importante d’agglutinant, généralement de la peinture acrylique blanche.

    • Le sable de rivière : une texture irrégulière et originale à ramasser au fil de l’eau. Avant de l’utiliser, lavez-le soigneusement pour le débarrasser de tous résidus organiques.

    • La sciure de bois permet l’application d’empâtements très épais.


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    Simple d’utilisation, la peinture acrylique nécessite tout de même un minimum de préparation !

    Quelques conseils avant de commencer.

     

    1. Poser un apprêt

    Il existe des supports en papier, carton, bois, contre-plaqué ou toile prêts à l’emploi. Mais vous pouvez également opter pour un support brut, sur lequel vous poserez un apprêt.

    Préparer matériel 1

    • L’apprêt est une substance étalée sur un support pour le préparer à recevoir la peinture. Simple d’usage, le gesso est le plus employé pour l’acrylique. En séchant, il forme une pellicule imperméable et très souple.

     

    • Appliquez le gesso en couches fines à l’aide d’une brosse large à poils souples. Une fois sec, poncez puis appliquez une nouvelle couche perpendiculairement à la précédente. Vous devez obtenir une surface parfaitement lisse et blanche.

     

    2. Organiser ses couleurs

    L’organisation de la palette est un élément à ne pas négliger. Sachez qu’il n’y a pas de règle absolue en la matière, chacun ayant en général ses propres habitudes. Quelques principes simples peuvent vous guider :

    Préparer matériel 2

    • Commencez toujours par établir une liste des teintes nécessaires pour peindre votre sujet.
    • Disposez vos couleurs des plus claires aux plus foncées, par « familles » (les jaunes, les rouges, etc.).
    • Respectez toujours le même ordre de succession, quelles que soient vos teintes de prédilection : vous pourrez ainsi retrouver vos couleurs les yeux fermés !
    • Placez le blanc à une extrémité de la palette, en grande quantité, car vous l’utiliserez davantage que les autres teintes. 

     

    L’acrylique sèche très rapidement : veillez donc à disposer de petites quantités de peinture sur votre palette.

    Si vos couleurs sèchent trop vite, ajoutez quelques gouttes d’eau avec votre pinceau ou utilisez un petit vaporisateur pour les humidifier.
     

    3. Prévoir de l’eau

    Que vous choisissiez ou non de diluer votre peinture, il est essentiel que vous disposiez d’une grande quantité d’eau pour nettoyer vos pinceaux régulièrement.

    • Quel récipient choisir ? Peu importe : pot de yaourt ou de confiture, bouteille en plastique dont vous aurez coupé la tête, tasse ou bol… L’idéal est de prévoir au moins deux récipients, l’un pour nettoyer les pinceaux, l’autre pour diluer la peinture.
    • Quelle eau utiliser ? Le plus simple est d’utiliser l’eau du robinet. Il est également possible d’acquérir une eau déminéralisée ou distillée, plus pure et donc plus respectueuse des pigments.
    •   Pensez à installer votre plan de travail à proximité d'une source d'eau pour limiter les allers-retours.
     

    4. Penser aux accessoires : chiffon, éponge et essuie-tout

    Ils sont très pratiques pour effacer une erreur, créer un effet ou essuyer vos pinceaux. Placez-les à proximité de votre plan de travail.


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    Peindre avec charge 1

     

    Mêler du sable à votre peinture ? Et pourquoi pas ! Il ne s’agit pas d’une lubie d’artiste en mal d’inspiration mais d’une technique souvent utilisée pour obtenir une texture rugueuse à souhait, un brin spectaculaire. Ce qu’il faut connaître sur les charges minérales.

     

    • Les charges sont des substances ajoutées à la peinture. Elles ne modifient en rien la couleur, mais lui donnent un aspect granuleux, un peu rugueux.
       
    • Les charges sont très pratiques pour suggérer une étendue de sable ou une surface de roche par exemple.
     

    1. Quelle charge choisir ?

    Du prêt à l’emploi au 100% fait main, vous avez le choix !

    •  Les pâtes à peindre acryliques : Mélanges de peinture acrylique et de charge, elles sont idéales pour les débutants, car prêtes à l’emploi. Vous n’avez (presque) rien à faire !
    • Le marbre en grains : C’est l’une des poudres minérales les plus utilisées. Elle est commercialisée en différentes épaisseurs de grain. Vous effectuerez vous-même le mélange, en ajoutant la peinture acrylique à la poudre.

    Attention : la poudre étant très dense, il vous faudra une importante quantité de peinture.

    • Le sable de rivière : pensez à en faire des provisions lors d’une promenade au fil de l’eau ! Lavez-le et faites-le bouillir pour le débarrasser de tous résidus organiques. Vous le mélangerez ensuite à la peinture.

    À noter : le sable étant constitué de grains de différentes tailles et couleurs, la texture obtenue sera extrêmement irrégulière.
     

    Amusez-vous ! Vous pouvez ajouter… ce que vous voulez : copeaux de bois, papier journal, confettis, paillettes, etc.

     

     

    2. Travailler une charge

    • Peindre avec charge 2Prenez un support ferme : un carton épais ou un châssis entoilé.
    • Mélangez la charge avec de la peinture acrylique blanche en tube, à l’aide d’une spatule.

     

    • Étalez la pâte obtenue sur le support, à l’aide de la spatule.

     

    Peindre avec charge 3

    • Une fois la pâte sèche, peignez par-dessus avec des couleurs diluées pour conserver la texture originale. Utilisez un pinceau en soie de porc à la touffe un peu usée, qui peut contenir davantage de pigments.

     


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    La plus grande vertu de la peinture acrylique ? Sa polyvalence exceptionnelle ! Vous pouvez travailler une quantité infinie de textures : opaque et épaisse à l’instar de la peinture à l’huile, ou délicatement transparente et proche du rendu de l’aquarelle.

    Diluée avec de l’eau à la façon de l’aquarelle, l’acrylique possède les mêmes propriétés de séchage rapide. Mais en ajoutant un médium retardateur, vous pouvez en allonger la durée : un avantage certain, si vous aimez prendre votre temps !

    Utilisée à la manière de la peinture à l’huile, l’acrylique donne un résultat tout aussi spectaculaire. Atouts supplémentaires : pas d’odeur et une durée de séchage plus courte !

     

    1. Réaliser une acrylique «façon aquarelle» (technique transparente)

     

    Technique transparente 1

    • Prenez un papier aquarelle (300 g ou plus).

    • Mélangez vos couleurs avec beaucoup d’eau pour obtenir des lavis de différentes nuances.

    • Commencez par appliquer les lavis les plus clairs.

    • Utilisez les teintes les plus foncées pour créer des contrastes de tons, créer du volume, représenter les ombres ou les détails.

     

    À retenir : Votre geste doit être particulièrement assuré, car les erreurs ne peuvent être corrigées. Alors un conseil : exercez-vous…

     

    2. Réaliser une acrylique « façon huile » (technique opaque)

     

    Technique transparente 2

    • Choisissez un support toilé.

    • Diluez très légèrement vos couleurs avec de l’eau, ou utilisez-les directement au sortir du tube.

    • Commencez par appliquer les zones de couleurs les plus importantes, puis mettez en place les différents motifs de votre composition.

    • Affinez les motifs avec des touches de pinceau plus fines.
      Dernière étape : appliquez les rehauts avec de l’acrylique blanche pour créer des effets de lumière.


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  • Technique à l’eau, la peinture acrylique est facile d’emploi et très polyvalente. Votre principal défi sera de maîtriser la dilution et le temps de séchage ultra rapide

     

    1. Intensité des couleurs : le bon dosage de l’eau

    Maitrise Eau 1

    Pour éclaircir vos couleurs, il vous suffit d’ajouter un peu d’eau à la peinture : plus vous diluez, plus les teintes s’éclaircissent. Pour obtenir des couleurs plus foncées, ajoutez de la peinture. Attention : sans eau, la couleur est plus opaque et masque la couche de peinture précédente.

    • Sachez que les couleurs s’assombrissent en séchant, surtout si elles sont diluées avec beaucoup d’eau.
    • N’éclaircissez pas les couleurs avec du blanc : il ternit la teinte.

     

    2. Mélange de couleurs : une superposition de couches transparentes

    Plus l’acrylique est diluée à l’eau, plus elle devient transparente et laisse apparaître les couches sous-jacentes. En superposant une nouvelle couche de peinture translucide, vous modifiez la tonalité et la couleur de la couche précédente.

    • Peignez du plus clair au plus sombre, vous économiserez de la peinture et du temps, car il faut beaucoup plus de peinture claire pour modifier une couleur foncée.
    • L’acrylique n’est plus soluble dans l’eau après avoir séché : vous pouvez donc superposer autant de couches de couleurs que vous le souhaitez, elles restent nettes.

    Superposer des lavis de couleurs différentes

    Pour apprendre à maîtriser la transparence et les mélanges de teintes, entraînez-vous à superposer des lavis de couleurs différentes. Exemple : recouvrez un lavis jaune d’un lavis rouge.

    • Préparez la couleur jaune, avec plus ou moins d’eau, en fonction de l’intensité que vous voulez lui donner, mais suffisamment pour qu’elle soit transparente.
    • Maitrise Eau 1Appliquez quelques bandes de couleur jaune en superposant légèrement les traits entre chaque passage pour obtenir une couleur plus uniforme. Travaillez en inclinant légèrement le support pour que la peinture glisse et s’accumule au bas du trait.
    • Attendez quelques minutes que la couche soit sèche, puis appliquez de la même manière la couleur rouge.
    • Vous obtiendrez une couleur orange, très lumineuse.

    Faites un essai en mélangeant ces mêmes couleurs sur votre palette. Appliquez le mélange sur le support à côté des lavis superposés et observez le résultat : les couleurs sont moins riches et intenses.

     

    3. Séchage des couches un travail contre la montre et sans erreur 

    Le temps de séchage très court de l’acrylique est une arme à double tranchant : cela vous oblige à appliquer les couleurs rapidement et du premier coup, car il est plus difficile de faire des rectifications. En effet, les couleurs ne peuvent plus être modifiées en ajoutant de l’eau (comme à l’aquarelle) ou par grattage (comme à l’huile) car la peinture est indélébile une fois sèche.

    Pour faire des corrections, utilisez une peinture opaque, qui masquera un élément ou une couleur. 


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  • Lavis, empâtements, technique du « mouillé sur mouillé »… À quoi servent-ils ? Découvrez les notions de base qui vous aideront à vous initier à l’acrylique.

     

    Base Acrylique 1

    1. Mouillé sur sec

    Si vous appliquez un lavis, humide, sur une peinture sèche, la peinture ne s’étale pas et conserve des contours nets.

    • Cette technique sert à uniformiser un tableau. Également à mettre en valeur certains éléments de détail.

     

    Base Acrylique 2

    2. Mouillé sur mouillé

    Si vous appliquez un lavis, humide, sur une peinture fraîche, les deux couches vont se fondre en produisant des motifs irréguliers.

    • Cette technique est difficile à maîtriser, mais permet des effets magnifiques, qui font tout le charme de la peinture à l’eau.

     

    3. Lavis et glacis

    Un lavis est une couleur diluée à l’eau et appliquée en couches fines et translucides. Chaque nouvelle couche modifie, en douceur et par jeu de transparence, la tonalité et la teinte de la précédente. Le lavis peut être uni ou dégradé, avec une ou plusieurs couleurs.

    On appelle « glacis » une couche de couleur, humide, appliquée sur une couche sèche. Il donne des couleurs denses et très nettes.

    • C'est une des techniques les plus utilisées en acrylique, car la peinture a l’avantage de sécher très vite. Sachez que les couleurs s’assombrissent en séchant, surtout si elles sont mélangées avec beaucoup d’eau.

     

    Du clair au foncé

    Diluée à l’eau, une couleur claire est translucide : elle laisse apparaître la couche précédente, mais s’assombrit si vous l’appliquez sur une couleur foncée. Commencez toujours par les couleurs claires et finissez par les foncées, vous ferez des économies de temps et de peinture !

     

    4. Empâtements

    Ce sont des couches de peinture si épaisses qu’elles gardent l’empreinte de l’outil qui les a modelées. Les empâtements vous permettent de créer des reliefs et des textures qui vont attirer le regard sur un élément ou souligner des contours.

    • La consistance de l’acrylique se prête à merveille à cette technique : utilisez la peinture du tube, sans la diluer.


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  • Peindre à l'Acrylique 1

     
    La peinture acrylique, technique à l'eau très facile à utiliser, est un véritable caméléon ! Travaillez-la très diluée, vous obtiendrez une texture aquarelle, ou très épaisse, pour une texture proche de la peinture à l'huile. Voici cinq étapes clés pour vous aider à réaliser une oeuvre à l'acrylique.
     

    1. Choix du sujet et composition

    Commencez par des sujets simples, comme des natures mortes, avant de vous lancer dans des compositions plus complexes (paysages, portraits ou peinture abstraite). Pour composer votre sujet, laissez-vous guider par votre intuition ! Voici quelsques trucs pour vous aider à démarrer.

    • Règle des tiers. Divisez votre support, horizontalement et verticalement, en trois rangées égales puis placez les éléments importants du tableau près de ces lignes : technique simple, mais efficace !
    • Choix du format. « Paysage » (rectangle horizontal), il génère une impression d’espace ; « portrait » (rectangle vertical), il donne une impression d’intimité ; « marine » (rectangle très élargi), il produit une vue panoramique ; carré, il attire le regard au centre du tableau.
       
    Les possibilités de cadrage sont nombreuses. Réalisez des croquis de brouillon pour étudier les différentes options (serré, grand angle…). Ils peuvent être plus ou moins grands, mais doivent comporter les informations essentielles du tableau et les ombres portées.
     
     
    2. Dessin préliminaire

    Le dessin est la première étape d’un tableau réussi ! Tous les artistes n’en font pas, cependant il vous aidera à positionner les principaux éléments dans l’espace, définir les formes et les proportions. t

    • Tracez légèrement les principaux éléments du tableau au crayon tendre, au fusain (mieux adapté pour placer les ombres et les lumières) ou à l’acrylique, qui a l’avantage de ne pas disparaître quand vous commencerez à peindre.

    • Vous n’êtes pas sûr de votre coup de crayon ? Aidez-vous d’un quadrillage ou d’un papier calque.

     

    3. Fond coloré

    Pas obligatoire, il unifie les couleurs de votre tableau : appliquez un jus de peinture très dilué en choisissant l’une des teintes principales du sujet.

    • Veillez à ce que la couleur ne soit pas trop foncée, pour ne pas masquer le dessin.

    • N’ajoutez les couleurs qu’une fois le fond sec.

     

    Peindre à l'Acrylique 2

    Des fonds colorés originaux...

    • Pour un fond coloré homogène : utilisez un large pinceau souple et appliquez la peinture en bandes horizontales.

    • Pour un fond en mouvement : appliquez la peinture comme bon vous semble (en touches circulaires, en zigzag, etc.) et laissez apparaître votre coup de pinceau.

     

    Pour un fond multicolore (rien ne vous en empêche si votre sujet le justifie !) : procédez de la même manière en appliquant les couleurs les unes après les autres.


    4. Pose des couleurs

    Appliquez la peinture sous forme de fines couches de couleurs, mélangées à de l’eau.

    • Travaillez du plus clair au plus foncé. Pour obtenir des couleurs plus claires, ajoutez de l’eau, jamais de blanc : il assombrit et opacifie la couleur.

    • Pensez à laisser sécher chaque couche de peinture avant d’appliquer la suivante : vos couleurs et votre touche garderont ainsi fraîcheur et netteté.

     

    Peindre à l'Acrylique 3

    5. Ajout des détails

    La dernière étape consiste à ajouter les éléments qui vont donner vie au tableau.

    • Renforcez les couleurs, donnez du volume, ajoutez les rehauts.

    • Vous débutez ? Soyez patient, exercez-vous souvent : vous découvrirez combien il est facile de travailler à l’acrylique

     

    C'est à vous !


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