Le Cubisme (à partir de 1907)
Pablo Picasso, Guernica, 1937
Peintres Cubistes :
Le terme cubisme provient d'une réflexin d'Henri Matisse, relayée par le critique d'art Louis Vauxcelles, qui, pour décrire un tableau de Braque, parla de "petits cubes".
En ce début de XXème siècle, la photographie, inventée à la fin du XIXème, libère les peintres de tout souci de représentation. Leurs tableaux ne se doivent plus d’être réalistes puisque la photo (et bientôt le cinéma) se charge de montrer le monde tel qu’il est. Les artistes cherchent alors à "aller plus loin", en représentant le monde comme la photo ne peut le faire. Pour les cubistes, il s’agit de montrer objets et personnages comme si on les observait de plusieurs endroits à la fois, une vue de face vient se mêler avec des vues de profil ou de dessus. Les formes sont simplifiées, géométrisées, se confondent avec le fond, deviennent transparentes, se brisent en plusieurs morceaux..
Le cubisme est avant tout un travail sur la forme et l’espace, aussi, Braque et Picasso se souciaient peu de la couleur. Elle pouvait être réaliste ou bien alors contribuait à rendre l’image complexe en étant totalement indépendante par rapport au dessin. Par ailleurs, dans leurs tableaux, les cubistes aimaient faire figurer des motifs décoratifs (papier peint, tissus), des effets de matières (faux bois, faux marbre), ainsi que des mots ou fragments de mots (journaux, enseignes de magasins). Ils pouvaient aussi mélanger les techniques : peinture, fusain, collage de papier ou tissu..
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Georges Braque, Les Usines du Rio-Tinto à L'Estaque, 1910 |
Georges Braque, Compotier et cartes, 1913 |
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Pablo Picasso, Le Guitariste, 1910 |
Pablo Picasso, Portrait de Sylvette, 1954 |
Les cubistes représentaient les thèmes classiques de la peinture : quelques paysages, des portraits, des natures-mortes, des intérieurs, mais les traitaient avec une liberté et une créativité que l’on avait encore jamais vues. Dès leurs premières expositions, le public ne comprend pas cette nouvelle manière de peindre, les critiques sont scandalisés, mais les artistes, peintres, poètes ou écrivains, sont emballés.
Le cubisme marque véritablement le commencement de la modernité dans l’art. Il marque également le début du "divorce" entre l’art et le grand public qui ne comprend plus les peintres qui, pour la première fois, n’ont pas le souci de "faire beau", mais plutôt de "faire autrement", de faire comme personne n’avait jamais fait. C’est le début de "l’art d’avant-garde", celui qui est en avance sur son temps.
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Sonia Delaunay, Le bal bullier, 1913 |
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Henri Matisse, Les marocains en prière, 1916 |
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Albert Gleizes, Bords de Marne, 1909 |
Albert Gleizes, Paysage à Meudon, 1911 |
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Albert Gleizes, Composition, 1916 |
Albert Gleizes, Femme aux bas noirs, 1920 |
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André Lhote, Bateaux au port, 1918-1920 |
André Lhote, L'escale, 1912 |
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André Lhote, L'entrée du bassin à flot à Bordeaux, 1912 |
André Lhote, Les footballeurs, 1918 |
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André Lhote, Les deux amies, 1927 |
André Lhote, Nu, 1920 |
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André Lhote, Nu assis, 1917 |